Roubaix : le “rassemblement citoyen” de Christian Maes et Max-André Pick

A Roubaix, deuxième ville de la métropole lilloise et de la région, la campagne des municipales a réservé une surprise de taille : l’alliance, a priori improbable, entre Christian Maes, tête de file locale du MRC et Max-André Pick, opposant UMP à l’actuel maire sortant, sous le terme d’”union républicaine”.

Décriée comme une pure manoeuvre politicienne, cette alliance, destiné à rassembler tous les roubaisiens dans l’ambition d’offrir à la ville une véritable alternative à la liste socialo-centriste du candidat sortant, René Vandierendonck, n’en reste pas moins pourvu d’un fond idéologique véritable, celui des valeurs républicaines. Ils ont ainsi adressé un appel à rejoindre leur “démarche de rassemblement des Roubaisiens autour des valeurs républicaines de citoyenneté, de fraternité, d’égalité, de laïcité afin de mettre en oeuvre une réponse aux défis posés à notre ville. Au-dessus des parcours de chacun et des engagements personnels, l’exigence pour que Roubaix change est d’avoir enfin une vraie équipe municipale au service des habitants.” “L’union fera notre force, l’intérêt général et la cohésion sociale seront nos priorités“, ont conclu Max-André Pick et Christian Maes dans un texte cosigné.

Présentée le 23 février dernier, la liste de “rassemblement citoyen”, conduit par Max-André Pick, avec Christian Maes en troisième position, manifeste à tous les sceptiques la sincérité de son ambition : majoritairement composée de citoyens ordinaires et non encartés, il est ainsi bien difficile de la décrire comme UMP ou MRC, ou encore “de droite” ou “de gauche”. Loin d’être une simple façade, l’esprit républicain est perceptible clairement sur le programme de la liste, notamment par la volonté affichée, au milieu de mesures axés sur la vie quotidienne, de mettre fin aux politiques de discrimination positive…

Evoquant « la déliquescence politique, la mise en avant des communautarismes au détriment de l’intérêt commun, nées des divisions de la précédente majorité et des erreurs d’un maire dépassé par la situation », Christian Maes met le doigt où ça fait mal. Non seulement les conditions de vie des roubaisiens ont été ignorés et dégradés durant ces sept ans, au profit d’une délirante politique d’image et de façade, mais le clientélisme-roi et le laxisme envers les islamistes locaux ont peu à peu détruit l’idéal républicain dans cette ville. Laxisme devenu carrément une complaisance de la part des Verts locaux, surnommés depuis les “verts verts”, dont le tête de file, Slimane Tir, brigue lui aussi la marie.

Loin d’être une alliance de circonstance, gageons, toute réserve gardée, qu’une victoire du “rassemblement citoyen” ne pourra qu’être un sursaut bénéfique pour les Roubaisiens… et la République.

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