Archive pour février 2009

Européennes : Thierry Grégoire tête de liste “Debout la République” pour la région “Nord-Ouest”

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Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout La République (DLR), a lancé mardi à Paris sa campagne pour “une autre Europe”, en présentant ses têtes de listes dans les sept circonscriptions métropolitaines pour le scrutin du 7 juin.

“L’Europe est profondément malade. Les Européens paient extrêmement cher – chômage, misère – les erreurs politiques et économiques des dirigeants européens de droite comme de gauche”, qui “continuent la même politique depuis 20 ans”, a déclaré devant la presse le député de l’Essonne (ex-UMP).

“L’élection du 7 juin prochain sera donc une occasion historique de ne plus se laisser faire, et d’inventer une autre Europe”, a-t-il ajouté.

Il sera numéro deux de la liste DLR en Ile-de-France, avec Anne-Marie Le Pourhiet, professeur de droit, en numéro un.

Parmi les binômes qui conduiront les listes DLR, figurent des adhérents de DLR mais aussi des nouveaux venus comme Christine Tasin. Cette militante au MRC de Jean-Pierre Chevènement, qui prône “une union des républicains des deux rives”, sera numéro deux de la liste dans l’Ouest.

Entre les “euro-béats” que sont à ses yeux l’UMP, le PS, le MoDem et les Verts, et les “euro-ronchons” incarnés par les extrêmes, DLR propose aux Français le choix d’”une autre Europe, qui les respecte”, a affirmé le maire de Yerres (Essonne).

Les candidats DLR feront notamment campagne pour un “protectionnisme européen intelligent”, et proposent de “supprimer la Commission de Bruxelles, pour inventer une Europe autour d’agences de coopération, sur le modèle de l’agence spatiale européenne, pour tous les grands projets du XXIème siècle”, a déclaré M. Dupont-Aignan.

Le député, qui n’a pas voulu faire des listes communes avec le MPF, s’est démarqué de Philippe de Villiers. “On ne peut pas à la fois critiquer la politique européenne du président de la République, et de l’autre le soutenir”, a-t-il dit.

DLR, qui revendique 10.000 adhérents, financera sa campagne sans emprunts bancaires, grâce notamment à une souscription sur internet (“5 euros pour changer d’Europe”). “5 ou 600.000 euros nous manquent encore pour boucler le budget, mais nous sommes raisonnablement optimistes”, a dit M. Dupont-Aignan.

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Pour la Région Nord Ouest (Basse Normandie, Haute Normandie, Nord Pas de Calais, Picardie), les deux têtes de liste de DLR seront Thierry GREGOIRE  et  Brigitte BRIERE.

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TÊTE DE LISTE : Thierry Grégoire

(39 ans, marié, 1 enfant,

Professionnel de l’hôtellerie,

Pas-de-Calais)

Chef d’entreprise, professionnel de l’hôtellerie depuis 20 ans, Président départemental du Syndicat de l’Union des Métiers de l’Industries de l’Hôtellerie (UMIH), Thierry Grégoire a été élu en 2008 conseiller municipal au Touquet
dans le Pas-de-Calais.

Il revendique sa liberté d’esprit, son sens de l’intérêt général, la défense des intérêts de ses concitoyens et son appartenance à la République des valeurs. Il a le sens du gaullisme, de l’indépendance, de la justice.

Il s’est engagé aux côtés de Nicolas Dupont-Aignan en 2007, symbole pour lui du courage politique, qualité essentielle à ses yeux pour redresser notre pays. En 2008, Il a naturellement adhéré à Debout la République.

Il se présente dans la Région Nord-Ouest aux élections européennes de 2009, et souhaite pouvoir défendre efficacement les intérêts du peuple français au Parlement européen.

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DEUXIÈME DE LISTE : Brigitte Brière

(55 ans, mariée, 2 enfants,
Visiteuse médicale hospitalière
Haute-Normandie)

Commandant de réserve de l’armée de l’air et ancienne adjointe au Maire de Rouen (déléguée aux Anciens Combattants et aux Affaires Militaires), Brigitte Brière est Présidente de la Fondation France Libre pour la Seine-
Maritime.

Décorée de l’Etoile Européenne du dévouement civil et militaire, elle est administrateur C.I.D.A.N (Civisme Défense Armée Nation) au ministère de la Défense.

Responsable départementale de Debout La République depuis 1999, elle souhaite préserver une vraie alternative politique et continuer à porter les valeurs de la France.

Elle s’engage auprès de Nicolas Dupont-Aignan pour les élections européennes de 2009.

http://www.debout-la-republique.fr/Presentation-des-listes-gaullistes.html

Européennes : un adepte de Tariq Ramadan sur la liste Nord-Ouest des Verts !

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Le porte-parole d’une association musulmane radicale candidat aux élections européennes ? Vous en rêviez : les Verts l’ont fait ! Numéro 4 de la liste Nord-Ouest du pôle créé par Daniel Cohn-Bendit et José Bové, Ali Rahni est fan de Tariq Ramadan, proche du groupe Vert de Roubaix, connu pour ses amitiés dans les cercles musulmans les plus traditionalistes.

Chez Europe Ecologie, on ne rigole pas avec la parité aux européennes : chaque liste alterne un homme et une femme, un Vert et un associatif. Exemple dans la région Nord Ouest : pour équilibrer la présence de l’eurodéputée verte sortante, Hélène Flautre, les instances ont désigné en numéro 4 un cadre d’association. Mais pas n’importe lequel : Ali Rahni, le porte-parole du Collectif des musulmans de France (CMF). Confirmée par l’Etat major du pôle réuni autour de José Bové et de Daniel Cohn-Bendit, cette nomination a éveillé la vigilance des militants laïcs, mais n’a pas eu l’air d’intéresser les grands médias. A tort.

Ali Rahni : « Tariq Ramadan est notre référence intellectuelle majeure »


Car le CMF est tout sauf une organisation anodine. Selon le site de l’association, le collectif a été créé en 1992, sous le nom de Collectif des jeunes musulmans de France, « à un moment où un nombre croissant de jeunes français éprouvait une grande soif de spiritualité, sans forcément trouver le cadre adéquat pour l’étancher. » Dans une interview au site communautariste Oumma.com, Ali Rahni désigne le très radical Tariq Ramadan comme la « référence intellectuelle majeure » de l’association, par ailleurs signataire de l’appel des Indigènes de la République.


Si on ajoute que l’action du CMF est principalement dirigée vers les quartiers de banlieue sensibles et comporte, selon le site, une dimension éducative, sociale, culturelle et politique, le portrait a de quoi inquiéter.  Mais pas Les Verts, à l’évidence.

Les « Verts verts », la frange communautariste de Roubaix

Il faut dire que, dans la région, les Verts ont déjà plusieurs fois montré que l’ultra-communautarisme ne leur fait pas peur, au contraire. Aux dernières législatives déjà, le candidat du groupe écologiste à Roubaix — défendu bec et ongles par Dominique Voynet — avait suscité la polémique : Slimane Tir, président de l’association Rencontre et dialogue et de la radio communautaire de la ville, Pastel FM, avait pris l’habitude d’inviter aux débats qu’il organisait des prêcheurs islamistes voire Tariq Ramadan lui-même, dont les conférences sont d’ailleurs retransmises sur l’antenne de sa radio.

Creuset de l’appel ultra communautariste des Indigènes de la République, le Nord Pas-de-Calais est par ailleurs devenu depuis 2002 l’un des plus gros bastion de l’extrême droite en France. Un électorat si stratégique que Carl Lang, ancien lieutenant de Jean-Marie Le Pen entré en dissidence, se présentera aux élections européennes face à la liste de la fille du président du Front national. Extrême droite contre extrême gauche communautariste : il est beau le débat laïc républicain chez les Ch’tis !


Par Sylvain Lapoix, Marianne2.fr